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JACMELMAG
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JAMELMAG : l'authenticité culturel jacmélien
JACMEL MAGAZINE
PROFIL DES JACMELIENS                

René Depestre

René Depestre naît le 29 août 1926 à Jacmel (Haïti). Sa ville natale est souvent évoquée dans sa poésie et ses romans, en particulier Hadriana dans tous mes rêves (1988). Il fait ses études primaires chez les Frères bretons de l'instruction chrétienne. Son père meurt en 1936 et René Depestre quitte sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pour aller vivre chez sa grand-mère maternelle. De 1940 à 1944, il fait ses études secondaires au lycée Pétion à Port-au-Prince.
Étincelles, son premier recueil de poésie, paru en 1945, préfacé par Edris Saint-Amand, le fait connaître rapidement. Il a seulement dix-neuf ans quand il le publie, influencé par le réalisme merveilleux d'Alejo Carpentier, qui a fait une conférence à ce sujet en Haïti en 1942. Depestre fonde alors un hebdomadaire avec trois amis : Baker, Alexis, et Gérald Bloncourt: La Ruche (1945-46). « On voulait aider les Haïtiens à prendre conscience de leur capacité à rénover les fondements historiques de leur identité » (dit-il dans Le métier à métisser). Le gouvernement fait saisir le numéro de 1945 consacré à André Breton, ce qui déclenchera l'insurrection de janvier 1946.

Depestre rencontre les intellectuels et les poètes haïtiens de son temps, tels Jean Price-Mars, Léon Laleau, et René Bélance qui préface son deuxième recueil, Gerbe de sang en 1946. Il rencontre aussi des artistes étrangers.

Il fait partie des dirigeants du mouvement étudiant révolutionnaire de janvier 1946, qui parvient à renverser le président Élie Lescot. Très vite, l'armée prend le pouvoir, Depestre est arrêté et emprisonné, avant d'être exilé. Il poursuit ses études de lettres et sciences politiques à la Sorbonne (1946-1950). À Paris, il fréquente les poètes surréalistes français et des artistes étrangers, ainsi que les intellectuels du mouvement de la négritude, qui se réunissent autour d'Alioune Diop et de Présence Africaine.

Depestre participe activement aux mouvements de décolonisation en France, et il est expulsé du territoire français. Il part à Prague, d'où il est chassé en 1952. Il part à Cuba, invité par l'écrivain Nicolás Guillén, où il est à nouveau arrêté et expulsé par le régime de Fulgencio Batista. Il est rejeté par la France et l'Italie. Il part pour l'Autriche, puis le Chili, l'Argentine et le Brésil. Il est resté au Chili suffisamment longtemps pour organiser avec Pablo Neruda et Jorge Amado le congrès continental de la culture.

Après le Brésil, Depestre revient à Paris en 1956 où il fréquente d'autres Haïtiens, dont Jacques-Stephen Alexis. Il participe au premier congrès panafricain organisé par Présence Africaine en septembre 1956. Il écrit dans Présence Africaine et d'autres revues de l'époque comme Esprit et Lettres françaises. Il retourne en Haïti (1956-57). Refusant de collaborer avec le régime duvaliériste, il appelle les Haïtiens à la résistance et se retrouve en résidence surveillée. Il part pour Cuba en 1959, à l'invitation de Che Guevara. Convaincu par la révolution cubaine, il s'investit dans la gestion du pays (Ministère des Relations Extérieures, Éditions nationales, Conseil National de la Culture, Radio Havana-Cuba, Las Casas de las Américas, Comité de préparation du congrès culturel de la Havane en 1967). Il voyage beaucoup parallèlement à ses activités officielles (URSS, Chine, Viêt-nam, entre autres) et participe au festival panafricain d'Alger en 1969 (où il rencontre l'écrivain congolais Henri Lopes, qu'il retrouvera plus tard dans les bureaux de l'UNESCO).

Au cours de ses diverses pérégrinations et de son séjour à Cuba, René Depestre poursuit une œuvre poétique importante. Son recueil de poésie le plus célèbre est sans doute Un arc-en-ciel pour l'Occident chrétien (1967) où se mêlent politique, érotisme, et vaudou, des thèmes qui traversent toute son œuvre. Poète à Cuba (1973) est une sorte de regard réfléchi sur l'évolution de la révolution cubaine.

Écarté par le pouvoir castriste dès 1971, Depestre rompt avec l'expérience cubaine en 1978 et retourne à Paris où il travaille au Secrétariat de l'UNESCO. Il publie Le Mât de Cocagne, son premier roman, à Paris, en 1979. En 1980, il publie Alléluia pour une femme-jardin, qui reçoit le Prix Goncourt de la Nouvelle en 1982.

Depestre quitte l'UNESCO en 1986 et se retire dans l'Aude. En 1988, il publie Hadriana dans tous mes rêves, qui reçoit de nombreux prix littéraires dont le prix Théophraste Renaudot, le prix de la Société des Gens de Lettres, le Prix Antigone de la ville de Montpellier et le prix du Roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Il obtient la nationalité française en 1991. Il continue d'accumuler les honneurs, en particulier le prix Apollinaire de poésie pour son Anthologie personnelle (1993) et le prix italien Grisane pour l'adaptation du Mât de Cocagne au théâtre en 1995, ainsi que les bourses (Bourse du Centre National du Livre en 1994 et Guggenheim en 1995). Il est le sujet du film documentaire de Jean-Daniel Lafond réalisé à Montréal, Haïti dans tous nos rêves (1996).

Depestre a également publié des essais importants. Bonjour et adieu à la négritude présente une réflexion sur sa position ambivalente vis-à-vis du mouvement de la négritude conçu par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas. Impressionné par Aimé Césaire venu parler du surréalisme et de la négritude en Haïti, fasciné par la créolité, ou la créolo-francophonie, il n'en questionne pas moins le concept de négritude. Rebelle au concept dans sa jeunesse, qu'il associe à de l'essentialisme ethnique, il en mesure la portée historique et situe le mouvement dans l'histoire mondiale des idées. Il revient sur ce sujet (critiques et re-situation du mouvement) dans ses deux recueils Ainsi parle le fleuve noir (1998) et Le métier à métisser (1998). Il rend hommage à Césaire et à son œuvre visionnaire dans le contexte actuel du mouvement de la créolité à la Martinique : « Césaire trancha d'un seul mot ce vain débat: au commencement de l'histoire décoloniale, à l'échelle d'Haïti et du monde, il y a le génie de Toussaint Louverture » (Le métier à métisser 25). Son expérience à Cuba – sa fascination et son désamour pour le « castrofidélisme » et toutes les contraintes idéologiques – est également examiné dans ces deux textes, ainsi que le réalisme merveilleux, le rôle de l'érotisme, l'histoire haïtienne et le thème très contemporain de la mondialisation.

Loin de se considérer comme en exil, Depestre se voit plutôt comme un nomade aux racines multiples, un « homme-banian » – pour faire allusion à cet arbre qu'il cite si souvent et à ses racines rhizomiques – voire comme un « géo-libertin ». René Depestre vit aujourd'hui dans un petit village de l'Aude, Lézignan-Corbières, avec sa seconde épouse, cubaine. Il écrit tous les matins, en regardant les champs de vignes, comme autrefois il s'enivrait de la vue de la baie jacmélienne sur la galerie de sa grand-mère.

– Joëlle Vitiello
Biographie basée sur celles qui accompagnent Ainsi parle le fleuve noir et Encore une mer à traverser.



Oeuvres principales:
Poésie:
Étincelles. Port-au-Prince: Imprimerie de l'État, 1945.
Gerbe de sang. Port-au-Prince: Imprimerie de l'État, 1946. Étincelles suivi de Gerbes de sang. Port-au-Prince: Presses Nationales d'Haïti, 2006.
Végétation de clartés. (préface d'Aimé Césaire). Paris: Seghers, 1951.
Traduit du grand large. Paris: Seghers, 1952.
Minerai noir. Paris: Présence Africaine, 1956.
Journal d'un animal marin. Paris: Seghers, 1964.
Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien. Paris: Présence Africaine, 1967.
Cantate d'octobre (édition bilingue). La Havane: Institut du Livre; Alger: SNED, 1968.
Poète à Cuba. (préface de Claude Roy). Paris: Oswald, 1976.
En état de poésie. Paris: Éditeurs Français Réunis, 1980.
Au matin de la négritude. (préface de Georges-Emmanuel Clancier). Paris: Euroediteur, 1990.
Journal d'un animal marin (choix de poèmes 1956-1990). Paris: Gallimard, 1990.
Anthologie personnelle. Arles: Actes Sud, 1993.
"Adieu à la Révolution" et "En fils créole de la francophonie". In: Écrire la «parole de nuit»; la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994: 53-55; 56-57.
Non-assistance à poètes en danger (recueil). Préface de Michel Onfray. Paris: Seghers, 2005.
Rage de vivre: oeuvres poétiques complètes. Paris: Seghers, 2007, 528 p.
Prose:
Pour la révolution pour la poésie. (essai)   Montréal:   Leméac, 1974.
Le Mât de Cocagne. (roman)   Paris: Gallimard, 1979; folio, 1998.
Bonjour et adieu à la négritude. (essai)   Paris: Laffont, 1980, 1989.
Alléluia pour une femme-jardin. (récits)   Paris: Gallimard, 1981;   folio, 1986, 1990.
Hadriana dans tous mes rêves. (roman)   Paris: Gallimard, 1988;   folio 1990.
Éros dans un train chinois. (nouvelles)   Paris: Gallimard, 1990;   folio, 1993.
"Les aventures de la créolité, lettre à Ralph Ludwig". Écrire la «parole de nuit»; la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994: 159-170.
"La mort coupée sur mesure". Noir des Îles (collectif). Paris: Gallimard, 1995: 95-126.
"Vive la lecture". En quête du livre (collectif). Paris: Paroles d'aube, 1997.
Ainsi parle le fleuve noir. Paris: Paroles d'Aube (Inventaire), 1998.
Le Métier à métisser. (essai)   Paris: Stock, 1998.
Comment appeler ma solitude. Paris: Stock, 1999.
Encore une mer à traverser. Paris: La Table Ronde, 2005.
L'Oeillet ensorcelé et autres nouvelles. Paris: Gallimard, 2006.
Traductions par René Depestre:
Guillen, Nicolas. Le Grand Zoo. Paris: Seghers, 1966.
Poésie cubaine, 1959-1966, anthologie Heberto Padilla (édition bilingue). La Havane: Institut du Livre, 1967.
Fernández Retamar, Roberto. Avec les mêmes mains. Paris: Oswald, 1968.
Fernández Moreno, César. Un catalogue de vieilles automobiles. Paris:   Saint-Germain-des-Prés/Unesco, 1988.
Présence dans l'audiovisuel (radio, cinéma, télévision):
"Les voix de l'écriture". René Depestre. Propos recueillis et présentés par Anne Blancard;   poèmes dits par Sonia Emmanuel; musique par Luc Donnadieu;   livret ("René Depestre ou l'état de poésie") par Priska Degras. Radio France Internationale, 1992.
Participation de René Depestre à l'émission Apostrophes de Bernard Pivot, en 1982 et en 1986.
Haïti dans tous nos rêves. Film-portrait de l'auteur de Jean-Daniel Lafond et Miachaëlle Jean. Québec-FR3, 1996.
Encore une mer à traverser. Disque compact pour la collection "À Voix Haute". Paris: Gallimard, 1998.
"La bibliothèque de René Depestre, Qu'est-ce qu'elle dit Zazie?" Émission de Jean-Michel Mariou. Paris: FR3 (12 mars 1998).
"René Depestre". "Voix de poètes III, 23 poètes disent leur texte (1950-1980)" par Olivier Germain-Thomas.   Paris:   Compacts Radio France, INA, France Culture, 1999.
Chronique d'un animal marin, film documentaire de Patrick Cazals, 62 minutes, 2004.
Entretiens:
"Parler de Jacmel". Propos recueillis à Montréal par Etzer Depestre (mars 1989). Edité à Port-au-Prince, 1989.
"France Reads Haiti: An Interview with René Depestre". Interview avec Joan Dayan (trad., J. Dayan). Yale French Studies 83 (1993): 136-153.
"Deux fers au feu". Entretien avec Lise Gauvin. L'écrivain francophone à la croisée des langues. Paris: Karthala, 1997: 71-95.
"Quel nom donner à ma solitude?" Entretien avec Camille Paulet et Vincent Grégoire. Dérades (Guadeloupe), juin 1998.
"Lire la Caraïbe". Propos recueillis par Michel Sender. Espaces Latinos (Lyon) 157 (octobre 1998).
"'Als Haïti nietbestond op cultureel gebied, zou er over Haïti helemaal niet worden gesproken': René Smeets interviewt René Depestre". Gierik (Anvers) 89 (Winter 2005): 47-65.
Distinctions littéraires:
1982     Bourse Goncourt de la nouvelle, pour Alléluia pour une femme-jardin.
1988     Pour Hadriana dans tous mes rêves:
Prix Théophraste Renaudot.
Prix du roman de la Société des Gens de Lettres (Paris).
Prix Antigone de la Ville de Montpellier.
Prix du Roman de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (Bruxelles).
1991     Prix Tchicaya U'Tamsi de la poésie africaine, pour l'ensemble de ses travaux (Asilah, Maroc).
1993     Prix Guillaume Apollinaire de poésie, pour Anthologie personnelle (Editions Actes Sud, Arles).
1995     Lauréat de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation.
1996     Année sabbatique du Centre National du Livre (Paris).
1996     Premio Grizane Cavour, pour L'Albero della Cuccagna, la version italienne du Mât de cocagne.
1998     Grand Prix de Poésie de l'Académie Française, pour l'ensemble de son oeuvre.
1998     Prix Carbet de la Caraïbe, pour l'ensemble de ses travaux.
Adaptation au théatre:
Le Mât de cocagne, adapté au théâtre au festival d'Avignon par Gérard Gelas et la Compagnie du Chêne Noir, 1994.

Sur René Depestre:
Antoine, Régis. "René Depestre". Rayonnants écrivains de la Caraïbe. Paris: Maisonneuve et Larose, 1998.
Brincourt, André. "Haïti, larguer les amarres:   Richard Jorif et René Depestre". Langue française, Terre d'accueil. Paris: Éditions du Rocher, 1997: 81-82.
Cailler, Bernadette. "L'efficacité poétique du vaudou dans Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien". The French Review 53.1 (1979).
Césaire, Aimé. "Résponse à Depestre, poète haïtien (Eléments d'un art poétique)". Présence Africaine (1955).
Constant, Isabelle. "Le lieu onirique dans Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre = El espacio onírico en Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre". Francofonía 7 (1998): 85-106.
Couffon, Claude. René Depestre. Paris: Seghers (Poètes d'aujourd'hui), 1986.
Crosley, Bernadette Carré. Haïtianité et mythe de la femme dans Hadriana dans tous mes rêves, de René Depestre. Montréal: CIDIHCA, 1993.
Dalembert, Louis-Philippe. "René Depestre au détour de ses rêves". Notre Librairie 133 (janvier-avril 1998).
Dayan, Joan. "France Reads Haiti:   René Depestre's Hadriana dans tous mes rêves". Yale French Studies 83 (1993): 154-175.
Delpêche, Bernard. Magouilles d'une esthétique: René Depestre et le vodou. Postface de Marc Albert-Levin. Paris: Caractères, 2005.
Gobeil, Madeleine. "Le petit lutin du dixième étage", discours repris dans Le Métier à métisser de René Depestre (Paris: Stock, 1998): 231-236.
Gyssels, Kathleen. " 'Tu eres Cubano más': het revolutionaire schrijven van René Depestre". Gierik (Anvers) winter 2004: 69-76.
Jonassaint, Jean. "René Depestre, le nomade enraciné". Le Devoir (Montréal). Repris dans Le Métier à métisser de René Depestre (Paris: Stock, 1998): 237-247.
Kundera, Milan. "Beau comme une rencontre multiple". L'Infini 34 (été 1991): 50-62.
Leiner, Jacqueline. "René Depestre ou du surréalisme comme moyen d'accès à l'identité haïtienne dans Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien". Romanische Forschungen 89.1 (Erlangen, RFA, 1979).
Magnier, Bernard et Priska Degras. "Les mots-jardins de René Depestre". Notre Librairie 104 (janvier-mars 1991): 37-44.
Munro, Martin. "Exile, Deterritorialization, and Exoticism in René Depestre's Hadriana dans tous mes rêves". Journal of Haitian Studies 9.1 (Spring 2003): 23-38.
Salien, Jean-Marie. "Croyances populaires haïtiennes dans Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre". The French Review 74.1 (October 2000): 82-93.
Spear, Thomas C. "Jouissances carnavalesques:   représentations de la sexualité". Penser la Créolité. Madeleine Cottenet-Hage et Maryse Condé, éds. Paris: Editions Karthala, 1995: 135-152.
Travaux universitaires sur René Depestre:
Benedicty, Alessandra. "Vodou, Ethics, and Aesthetics: Haiti and the Creole Poetics of Frankétienne, Jean-Claude Fignolé, and René Depestre". Thèse de doctorat (Ph.D.), University of Wisconsin, Madison, 2004.
Contreras, Marie Alejandra. "René Depestre ou les tribulations de la poésie militante". Mémoire de 2e licence sous la direction de R. Trousson. Université Libre de Bruxelles, 1988.
Costetti, Claudia. "L'opera saggistica e narrativa di René Depestre". Thèse sous la direction de Carminella Biondi.   Universita Degli Studi di Parma, 1985.
Dalembert, Louis-Philippe. "La Représentation du vaudou dans l'oeuvre de René Depestre". Mémoire de maîtrise, Université Paris III - Sorbonne Nouvelle: 1988.
Degras, Priska. "Vaudou et engagement dans l'oeuvre de René Depestre". Université Aix-Marseille, 1986.
Parra, Céline. "Paysage du féminin dans la littérature de René Depestre". Mémoire de maîtrise sous la direction de Serge Bourjea. Université Paul Valéry, Montpellier III, 1994.
Rabréau, Edwige. "L'amour, le merveuilleux, l'humanisme dans l'oeuvre de René Depestre". Thèse de doctorat sous la direction de Régis Antoine. Université de Nantes, 1995.
Riboni, Mariarosa. "René Depestre, poète lyrique". Tesi di Laurea sous la direction de Silvio Baridon. Instituto Universitario Lingue moderne (Milano), 1981.
Thiao, Yopane. "René Depestre ou l'expression idéologique de l'autre négritude". Mémoire de DEA sous la direction de Jeanine Potelet.   Université de Paris X (Nanterre), 1995.
Valenti, Annamaria. "Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien". Thèse sous la direction de Carminella Biondi.   Universita Degli Studi di Parma, 1983.
Zarotti, Sonia. "Donna e donna-giardino nell'opera romanzesca di René Depestre". Thèse sous la direction de Mariolina Bertini. Universita Degli Studi di Parma, 1995.

Traductions:
en danois:
Slaraffentraeet. Ole Eistrup, trad. Copenhague: Klim, 1985.
Paradisfuglen fra Jacmel. Ole Eistrup, trad. Copenhague, Klim, 1988.
auf Deutsch:
Der Schlaraffenbaum. Eva Schewe, trad. Berlin: Verlag Volk und Welt, 1982.
Hadriana in all meinen Traumen. Rudolf von Ritter, trad. Dusseldorf: Claassen, 1990; Frankfurt am Main:   Nachwort Hans Christoph Buch, Suhrkamp Verlag, 1997.
Aus Dem Tagerbuch Eines Meerestieres (anthologie, bilingue). Rainer Arnold, Hans-Otto Dill, Fritz Rudolf Fries, Andreas Klotsch, trads. Berlin: Verlag Volk und Welt, 1986.
in italiano:
Poeta a Cuba. (édition bilingue) Ugo Salati, trad. Milano: Edizoni Accademia, 1973.
Hadriana in tutti i miei sogni. Ada Ceruti, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1991.
Alleluia per une donna-giardino. Eileen Roman, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1992.
L'Albero della Cuccagna. Cristina Brambilla, trad. Milano: Editoriale Jaca Book Spa, 1993.
Eros in un treno cinese. Anna Devoto, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1995.
in English:
A Rainbow for the Christian West. Jack Hirschman, trad. Fairfax, California: Red Hill Press, 1972.
A Rainbow for the Christian West. Joan Dayan, trad. Amherst: U. of Massachusetts Press, 1977.
The Festival of the Greasy Pole. Carrol F. Coates, trad. Charlottesville: U. Press of Virginia: 1990.
« Hallelujah for a Woman-Garden » (excerpt). Eric Obey, trad. Rhythm & Revolt: Tales of the Antilles. Marcela Breton, ed. New York: Penguin, 1995: 182-199.
en español:
Mineral negro. Virgilio Pinera, trad. La Habana: Editiones R., 1962.
Un arcoiris para el Occidente Cristiano. Heberto Padilla, trad.   La Habana:   Ediciones Casa, 1967.
Cantata de octubre. Max Figueroa Esteva, trad.   La Habana, 1968.
Por la revolución por la poesía. Montevideo: Ediciones Marcha, 1970.
El palo ensebado. Pedro de Arce, trad. La Habana: Instituto Cubano del Libro-Editorial Arte y Literatura, 1975.
Hadriana en todos mis sueños. Amparo Hurtado Albir, trad. Barcelona: Editorial Martinez Roca, SA Alcor, 1990.
Eros en un tren chino. Teresa Clavel, trad. Barcelona: Barataria, 2002.
in het Nederlands:
Hadriana in al mijn dromen. Mirjam de Veth, trad. Amsterdam: Uitgeverij De Arbeidespers, 1991.
en polonais:
Hadriana moich marzen. Malgorzata Cebo-Fonick, trad. Varsovie: Amber, 1992.
на русском:
Tchornaya Rouda (Minerai noir). Pavel Antokolski, trad. Moscou: 1961.
Prose traduite également en bulgare et en grec.

Liens sur René Depestre


liens d'« île en île »:
« Hasta la vista » (pour Gérald Bloncourt), poème de René Depestre (1946).
« René Depestre par lui-même », entretien avec Frantz Leconte réalisé à New York en 1995. Lisez et écoutez   l'entretien en ligne sur « île en île ».
« René Depestre: Haïti dans tous nos rêves », interview de Ghila Sroka pour la Tribune Juive (1999).
« Le multiple ailleurs d'Haïti » (lettre) et « René Depestre - Adieu au court vingtième siècle » parus dans Boutures 1.4 (mars-août 2001): 42-43.
ailleurs sur le web:
« Adresse aux Haïtiens d'aujourd'hui », Le Monde diplomatique (avril 2004): 6-7.
« Bom dia e adeus à negritude », passage de Bonjour et adieu à la négritude de René Depestre traduit en portugais par Maria Nazareth Fonseca et Ivan Cupertino.
« Déconstruire Édouard Glissant et René Depestre: Questions sur la "créolisation" », essai de Tontongi paru dans Tambou (été 2003).
Éditions Gallimard, informations sur les titres de René Depestre parus (rechercher par nom d'auteur).
Entretien avec René Depestre   audio (13'24") pour l'émission « La langue française vue d'ailleurs » sur Radio Méditerranée, pour Éros dans un train chinois (8 novembre 1999).
« Relire le Dépestre, fou d'Haïti », article de Doumi Barnabé paru dans L'Union (4 juillet 2003).
« Le Petit matin d'Aimé Césaire », texte de Depestre sur Césaire paru en juillet 1994 dans la République Internationale des Lettres.
Photothèque de l'Atelier N89, photographies de René Depestre par Didier Leclerc.
« Le Zombie et le haut tortionnaire ». Compte-rendu du Mât de cocagne par Jean-Pierre Tison lors d'une nouvelle parution du roman en poche. Rechercher   « Depestre » sur le site Lire (juillet 1998).

Jean Métellus

Jean Métellus est né le 30 avril 1937 à Jacmel (Haïti). Installé en France depuis 1959, il exerce la profession de neuro-linguiste, en même temps que ses multiples activités littéraires de romancier, poète, dramaturge et essayiste. Marié, père de trois enfants, il est actuellement Médecin des Hôpitaux de Paris au Centre Hospitalier Émile Roux, en tant que neurologue spécialiste dans les troubles de la parole.
Après des études secondaires au Lycée Pinchinat de Jacmel Jean Métellus occupe le poste de professeur de mathématiques au Lycée Célie Lamour de sa ville natale de 1957 à 1959. Il poursuit ses études en France: obtention du P.C.B. en 1960 à la Faculté des Sciences de Paris, suivi d'études de Médecine à la Faculté de Médecine de Paris. Docteur en Médecine en 1970 et Docteur en Linguistique en 1975, il conjugue harmonieusement ses deux spécialisations dans son quotidien médical et littéraire qui lui ont valu la reconnaissance de sociétés savantes: Il a été lauréat de l'Académie de Médecine en 1973, 1976, 1984 et de trois prix littéraires qui lui ont été décernés en 1982, 1984 et 1991. Jean Métellus exerce, en outre, le métier de professeur au Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris.

À la liste de ses publications de romans, de poésies, de pièces de théâtre s'ajoutent des essais historiques et philosophiques sur Haïti, et tout particulièrement de nombreux écrits (près d'une centaine) sur les problèmes du langage.

Son premier recueil de poésie Au pipirite chantant a retenu l'attention d'André Malraux et de Maurice Nadeau.   Antoine Vitez a remarqué la puissance dramatique et poétique de son théâtre en montant Anacaona au Théâtre de Chaillot.

– Ginette Adamson


Oeuvres principales:
Romans:
Jacmel au crépuscule. Paris: Gallimard, 1981.
La Famille Vortex. Paris: Gallimard, 1982.
Une Eau-forte. Paris: Gallimard, 1983.
La Parole prisonnière. Paris: Gallimard, 1986.
L'Année Dessalines. Paris: Gallimard, 1986.
Les Cacos. Paris: Gallimard, 1989.
Charles-Honoré Bonnefoy. Paris: Gallimard, 1990.
Louis Vortex. Paris: Messidor, 1992; Paris: Maisonneuve et Larose / Emina Soleil, 2005.
L'Archevêque. Pantin: Le Temps des Cerises, 1999.
La Vie en partage. Paris: Desclée de Brouwer, 2000.
Toussaint Louverture, le précurseur. Paris: Le Temps des Cérises, 2004.
Poésie:
"Comme deux fantômes", poèmes. Les Lettres Nouvelles (juin-juillet 1969).
"Poèmes." Les Temps Modernes (juin-juillet 1969).
"Les zombis," poèmes. Présence Africaine 71 (3ème trimestre 1969).
"Poèmes." Intégral (janvier 1974).
Au Pipirite chantant, Paris: Maurice Nadeau, 1978.
Tous ces Chants sereins. Mareil-sur-Mauldre: Qui Vive, 1980.
Jacmel (édition bilingue, français-espagnol). Paris: Orénoque, 1991.
Au Pipirite chantant et autres poèmes. Paris: Maurice Nadeau, Lettres Nouvelles, 1995.
Hommes de plein vent. Paris: Silex,1981; rééd. Paris: Nouvelles du Sud, 1992.
Voyance. Paris: Hatier, 1984; rééd. Voyance et autres poèmes, nouvelle édition revue, Paris: Janus, 2005.
Voix nègres. Solignac: Le Bruit des Autres, 1992.
Filtro Amaro (Philtre amer), édition bilingue, français-italien. Turin: La Rosa, 1996.
Les Dieux pèlerins. Paris: Nouvelles du Sud, 1997; rééd. revue et corrigée par l'auteur, Paris: Janus, 2004.
Voix nègres, voix rebelles. Pantin: Le Temps des Cerises, 2000.
La peau et autres poèmes. Paris: Seghers. 2006.
Théâtre:
Anacaona. Paris: Hatier, 1986, 2002. Lecture au Théâtre National de Chaillot en 1985; représentée au Théâtre National de Chaillot en 1988; représentée à la Maison du Théâtre et de la Danse à Epinay-sur-Seine en 1995.
Le Pont rouge. Paris: Nouvelles du Sud, 1991.
Colomb. Martinique: De l'autre-mer, 1992. Lecture sur France Culture par les Comédiens de la Comédie française en 1992; représentée à la Maison du Théâtre et de la Danse à Epinay-sur-Seine en 1995.
Toussaint Louverture. Paris: Hatier International, 2003.
Henri le Cacique. Yaoundé: Silex / Paris: Nouvelles du Sud, 2005.
Essais:
Haïti, une nation pathétique. Paris: Denoël, 1987; rééd. Paris: Maisonneuve et Larose, 2003.
Voyage à travers le langage. Isbergues: Ortho-Edition, 1996.
De l'Esclavage aux abolitions: XVIIe - XXe siècle. (avec Marcel Dorigny). Paris: Cercle d'Art, 1998.
Sous la Dictée du vrai. Entretiens avec J.J. Hubert de Poncheville. Paris: Desclée de Brouwer (Passerelles), 1999. [récit-autobiographie]
Vive la dyslexie! Paris: Nil, 2002; rééd. (avec Béatrice Sauvageot), Paris: J'ai Lu, 2004.
Articles sélectionnés:
"Pour une juive." Les Lettres Modernes (juin-juillet 1969): 140-142.
"Hommes de plein vent." "Pour situer Haïti." "Essai d'analyse structurale: contes et réalités haïtiennes." Europe (janvier 1971).
"Une affaire réglée." Acoma (4-5 avril 1973).
"Sartre et la Négritude." Obliques (numéro spécial 1978): 287-290.
"Tuer la bête qui mange le soleil." La Quinzaine Littéraire 312 (1979).
"Le Futur français s'écrit à Haïti." Libération (19 mars 1987): 27.
"Le futur français s'écrit à Haïti." Le Messager européen 4 (Gallimard) 1989: 93-96.
"Complainte du vieillard." Poèmes sur le temps qui passe (anthologie), sous la direction de Michel Allard. Paris: Le Cherche midi, 1996: 234-235.
"La citadelle exemplaire." Comédie-Française 192 (juin 1991).
"L'abolition de l'esclave, 150 ans plus tard. Le renard libre dans le poulailler libre." L'Humanité (24 avril 1998): 13.
L'Archevêque, extraits, illustrations Justine Fournier, Service culturel du Val de Marne, 1999, 40 p.
"À bord du train Littérature":
"De Lisbonne à Madrid." Le Nouvel Observateur (22-28 juin 2000): 111.
"L'Europe est multiple." Le Nouvel Observateur (29 juin-5 juillet 2000): 49.
"Entre opulence et esclavage." Le Nouvel Observateur (6-12 juillet 2000): 71.
"La fête à Kalinigrad." Le Nouvel Observateur (13-19 juillet 2000): 32.
"L'Europe à fond de train." Le Nouvel Observateur (20-26 juillet 2000): 51
"Jacmel" (poème). Prosopopées urbaines, Anthologie poétique d'inédits. Suzanne Dracius, éd. Fort-de-France: Desnel, 2006: 143-146.
Autres publications:
Sapriphage, Revue de Création littéraire, numéro spécial sur Haïti sous la direction de Jean Métellus. (Nantes) 1994.
Bonvoisin, Guillemette. Polaroïds. Photographies polaroïdes de Guillemette Bonvoisin avec des textes poétiques de Jean Métellus. Paris: Intensité, 2005.
Entretiens:
"Ayti: l'île oubliée", Propos recueillis par Laure Lasfargues. Différences 76 (Mars 1988).
Leblé, Christian [Métellus répond à].   "L'épopée d'Anacaona, reine du Verbe."   Libération (9 mars 1988).
"Jean Métellus." Interview with Carrol Coates, Trad. Mohamed B. Taleb-Khyar. Callaloo 15.2 (Spring 1992): 338-341.
"Jean Métellus: qu'est-ce qu'un intellectuel?" Haïtiens Aujourd'hui (décembre 1997-janvier 1998): 11-26.
Sous la Dictée du vrai. Entretiens avec J.J. Hubert de Poncheville. Paris: Desclée de Brouwer (Passerelles), 1999.
Salien, Jean-Marie. "Autour du roman Les Cacos. Un entretien avec Jean Métellus." Mots Pluriels 12 (1999).
Naudillon, Françoise. Entretiens avec Jean Métellus: Des maux du langage à l'art des mots. Montréal: Liber, 2004.
Adamson, Ginette. "Jean Métellus ou l'écrivain en partage. Une esthétique de vie et d'écriture." Ecrire en pays assiégé – Haïti – Writing Under Siege, Marie-Agnès Sourieau et Kathleen M. Balutansky, éds. Amsterdam/New York: Rodopi, 2004, 361-388.
Prix et Distinctions littéraires:
1982     Prix André Barré de l'Académie française.
1984     Prix de la Fondation Roland de Jouvenel de l'Académie française.
1986     Chevalier de l'Ordre du mérite des Arts et des Lettres.
1991     Prix littéraire de l'APLER (Association du Prix Littéraire Émile Roux).
2006     Grand Prix international de Poésie de Langue Française Léopold Sédar Senghor, pour l'ensemble de son œuvre.

Sur Jean Métellus:
Adamson, Ginette. "L'engagement dans le théâtre haïtien: l'oeuvre dramatique de Jean Métellus." Theatre Research International 21.3 (Autumn 1996): 245-255.
Ahonou, Brice. "Quartet: Un cycle à quatre voix" (entretien). Haïti-Observateur (5-12 décembre 1990): 28.
Arven, Laurence. "Jean Métellus: le poète qui soigne les mots." Témoignage Chrétien 2814 (11 juin 1998): 12.
Bertini, Mariolina. "Il pesciolino guizza tra le reti, Jean Métellus, Jacmel al crepusculo." L'Indice (Roma) Italie (janvier 2002): 16-17.
Blanco, Delia. "Anacaona, notre Reine à Paris." Haïti Observateur (11-18 mars 1988): 13-14.
Déchamp, Alain. "Jean Métellus, poète, romancier, dramaturge." Haïti Progrès (18-24 juillet 1884).
de Gaudemar, Antoine. "Jean Métellus, écrivain haïtien." Libération (31 décembre 1999): 71.
Garcin, Jérôme. "Métellus, écrivain voyageur et médecin." Le Nouvel Observateur (22-28 juin 2000): 172.
Jean-Baptiste, F. et J.-M Numa, "Jean Métellus, scientifique et écrivain: entretien." Diafrorama 7 (juin 1999): 60-61
Jonassaint, Jean. Le pouvoir des mots, les maux du pouvoir. Paris: Arcantère et Montréal: Presses Universitaires de Montréal, 1986.
Kemedjio, Cilas. "Postcolonial Mythologies: Jean Metellus and the Writing of Charismatic Memory". Research in African Literatures 35.2 (Summer 2004): 91-113.
Mouchard, Claude. "Jean Métellus, écrivain." Le Journal de Chaillot 37 (janvier 1988).
Naudillon, Françoise. Jean Métellus. Paris: L'Harmattan, 1994.
Ngango, Joseph. "L'univers romanesque de Jean Métellus." Thèse, Université de Yaoundé, Cameroun, 1991.
Oppici, Patricia. "Anacaona de Jean Métellus (1985): la parole et la croix."   Columbus Zwischen Zwei Welten, Lateinamerika-Studien 30 (1992): 933-941.
Piquion, René. "Chant de réveil." L'Épopée d'une torche (essais). Port-au Prince: Henri Deschamps, 1979: 65-77.
Salien, Jean-Marie. "L'histoire et le mythe dans Les Cacos de Jean Métellus". The Journal of Haitian Studies 7.1 (Spring 2001): 78-89.
Sartre, Jean-Paul. Les Temps Modernes (juin-juillet 1969).
Sourieau, Marie-Agnès. "Jean Métellus' Historic Drama: The Epic of the Haitian Nation". Journal of Haitian Studies 9.2 (Fall 2003): 60-73.
Tétu, Fredy. "Voyage à travers le langage de Jean Métellus." L'Orthophoniste 166 (mars 1997): 30.
Villien, Bruno. "Antoine Vitez invite nos lecteurs à Chaillot." Le Nouvel Observateur 1215 (19-25 février 1988).
Vitez, Antoine. "À propos d'Anacaona." Journal de Chaillot 34 (juin 1987): 13.
Vitez, Antoine. "L'ancien et le moderne." Journal de Chaillot 34 (juin 1987): 14.
Wylie, Hal. "Métellus, Diasporism and créolité." Penser la créolité, sous la direction de Maryse Condé et Madeleine Cottenet-Hage. Paris: Karthala, 1995: 251-262.
Dictionnaires:
Dumas, Pierre-Raymond. "Métellus: Mémoire et incarnation." Panorama de la littérature haïtienne de la Diaspora. Paris: Collection haïtienne, 2000: 343-353.
Garcin, Jérôme. "Métellus, Jean." Le dictionnaire de littérature française contemporaine. Paris: François Bourin, 1988: 302-305.
Joubert, Jean-Louis. "Métellus, Jean." Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours, sous la direction de Michel Jarrety. Paris: PUF, 2000: 491-493.
Joubert, Jean-Louis. "Metellus Jean." Dictionnaire de la Littérature française: le XXe siècle (Collectif). Paris: Albin Michel (Encyclopedia Universalis), 2000: 503-504.

Traductions:
in English:
Anacaona (excerpts). Trad. Carrol F. Coates (Acte I, sc. iii; Acte II, sc. i; Acte III, sc. ii). Callaloo 15.2 (Spring 1992): 328-337, followed by: "Jean Métellus", interview with Carrol F. Coates. Trad. Mohamed B. Taleb-Khyar. Callaloo 15.2 (1992): 340-41.
The Vortex Family. Trad. Michael Richardson. London & Chester Springs, PA: Peter Owen; Paris: Unesco Publishing, 1995.
"Fire" and "Language". Poems translated by Kristin Prevallet. Bomb magazine 90 (Winter 2004-2005): 104-105.
en español:
Jacmel, édition bilingue, français-espagnol. Trad. Judith Alvarado-Migeot.   Paris: Orénoques, 1991.
en italiano:
Filtro Amaro (Philtre amer), édition bilingue, français-italien. Trad. Anna Paola Mossetto et Marilena Pronesti. Torino: La Rosa, 1996.
in het Nederlands:
Duisternis over Jacmel (Jacmel au crépuscule). Trad. Marjolijn Jacobs et Jolijn Tevel. La Haye: Het Wereldvenster Weesp Novib; Bruxelles: NCOS, 1984.
на русском:
Семья Вортексов. (La famille Vortex). Trad. Nicolas Komine. Moscou: Radouga, 1989.

Liens sur Jean Métellus


sur « île en île »:
« La peur du sommeil m'hypnotise... », poème inédit (2002).
« À propos de la dette ou l'exceptionnel devoir de la France », texte de Jean Métellus prononcé devant le « Comité de réflexion et de proposition sur les relations franco-haïtiennes » en novembre 2003.
« Voyance », poème en ligne et   lu par l'auteur.
ailleurs sur le web:
Actualités de Jean Métellus, site officiel de l'auteur, bibliographie, liens.
Entretien avec Jean Métellus   audio (13'07") pour l'émission « La langue française vue d'ailleurs » sur Radio Méditerranée (24 décembre 2000), pour Voix nègres, voix rebelles.
« Pour Sarah, Rachida, Leïla (pour une Juive, une Palestinienne, une Afghane) », poème en ligne @ Orées 2.1 (automne 2001-hiver 2002).
Corbett, Bob. « The Vortex Family:   A Family Saga Set in Haiti ». (review). October 1996.
Laraque, Paul. « Hommage à Jean Métellus ». Tanbou / Tambour (Hiver 1994).
Salien, Jean-Marie. « Autour du roman Les Cacos. Un entretien avec Jean Métellus ». Mots Pluriels 12 (1999).














Aubelin Jolicoeur


Hommage à Aubelin Jolicoeur (Journaliste haïtien qui a servi de modèle à Graham Green pour un personnage de son roman « Les Comédiens »)
Par jacmelien, samedi 17 mars 2007 à 18:22 :: Hommages


Car c'est bien une part de Jacmel qui s'en va avec la disparition d'Aubelin Jolicoeur l'homme qui a tant donné à Haïti, à l'art et au tourisme haïtiens. Surnommé "Mister Haïti" parce qu'il a contribué à populariser une certaine image de son pays, Aubelin était avant tout un journaliste épris d'art et de peinture haïtienne. Malraux, ne disait-il pas de sa galerie que c'était un musée. Une telle appréciation de la part de ce maître donne une idée assez précise du sentiment qui l'a traversé en admirant l'art et la magie des collections réunies par Aubelin et, pourrait-on dire, équivaut à un satisfecit du goût du collectionneur.

C'est le même Malraux qui écrivait dans son énorme ouvrage intitulé « L'Intemporel », peu de temps après sa visite d'Haïti : "L'Afrique a trouvé aux Etats-Unis son génie du Jazz, mais les Etats-Unis sont le sous-continent le plus riche du monde ; elle a trouvé son génie de la couleur dans la chétive Haïti, dans elle seule : même ses petites villes, Cap-Haïtien, Jacmel, voient la peinture pousser dans leurs jardinets, alors que les diverses Antilles, et même l'autre partie de Saint-Domingue, la République Dominicaine ignorent la peinture à l'égal du Niger et du Congo. Port-au-Prince compte plus de 800 peintres naïfs. Aux Etats-Unis, leur art est entré dans les musées principaux, a trouvé ses propres musées, ses propres galeries. Et à mille mètres au dessus des naïfs, à Soissons-la-Montagne : Saint-Soleil.

Toute peinture naïve est née en face d'une autre. Ni nos peintres du marché aux puces, ni le douanier Rousseau, ne sont les seuls peintres français ; les peintres spontanés haïtiens ont été la seule peinture nègre, la seule peinture haïtienne qui compte, et ne trouve rien en face d'elle." (1)

Nous avons, là, la définition sinon de la grâce du moins du génie.

Pour cette raison, il faut considérer Aubelin Jolicoeur comme un autodidacte de génie. Peu d'Haïtiens arrivent à se hisser à la même hauteur que lui et nombre de ceux qui se disent intellectuels ou parfois universitaires ne peuvent prétendre rivaliser avec son sens des formes et de la couleur pour créer un cadre susceptible de susciter l'admiration de l'auteur de "La voie royale" et de "La condition humaine". Et si Aubelin par-delà le tombeau reste, ce ne sera pas seulement en raison de son allure de légende, avec sa canne fétiche et ses performances de danseur mais grâce à une manière de respiration de tout l'être.

A la vérité, j'ai peu fréquenté Aubelin Jolicoeur. Ce texte témoigne seulement de notre communauté de lieu de naissance. Comme lui, je suis de Jacmel et, probablement malgré la distance qui nous sépare, nous avons dû pleurer et regretter les lourdes pertes en vies humaines subies par notre ville natale, comme Maurice Lubin, un érudit de très grande pointure et un autre intellectuel injustement méconnu, Louis Baptiste, qui manifestait beaucoup d'amitié pour ma famille et me parlait toujours avec admiration et élégance de mon père Horace Métellus et de ma mère Fernande Métellus née Ménard-Dumont. Ces aînés prenaient plaisir à évoquer pour moi, mon arbre généalogique, car ils connaissaient bien mes parents.

Mais si Aubelin était l'un des hommes les plus représentatifs de sa ville natale et l'un de ceux qui avaient le plus de notoriété (des amis de Paris et d'Haïti m'ont appelé simultanément pour m'annoncer son décès), Jacmel comptait aussi d'autres enfants d'envergure qu'Aubelin rencontrait, qui le fréquentaient et qui ont disparu assez récemment. C'est le cas du professeur Jean Claude, un philosophe de grande classe, de l'éminent intellectuel et économiste Alain Turnier, de l'immense peintre Luce Turnier, du poète Bonard Posy, le chantre des collines de Jacmel, du professeur Molière Chandler, mais aussi de deux hommes plus jeunes, emportés brutalement, le Dr Yves Dominique et le professeur Gérard Pierre-Charles. Je m'en voudrais de ne pas citer deux contemporains du lycée disparus aussi: Nono Marcelin Cormier et Gabriel Noailles, tous habités par des sentiments à la fois épiques et joyeux, et aussi Gabriel Ancion, sénateur et homme politique, Maître Louis Lafontant et Me Raymond Pierre Louis, dit Ti Baba, à la fois professeur de lettres et de mathématiques, ainsi que Cidoine Jeannis, un intellectuel de valeur. Et nous allons nous garder de remonter plus loin dans la lignée de ces Jacméliens pour ne pas rencontrer des tribuns et stylistes incomparables comme Georges Bretoux. Paix à leur âme. Et c'est encore un des tours de passe-passe d'Aubelin de nous amener sur des sentiers non encore défrichés. Tous dignes fils de la cité d'Alcibiade Pommayrac et de Roussan Camille et descendants de Magloire Ambroise, tous des hommes de volonté, de sacrifice et de fidélité, tous fiers de leur appartenance à la descendance des grands Jacméliens, tous armés de cet espoir robuste et illuminé qui triomphe des malheurs quotidiens.

Et je vois déjà que s'agitent les ombres de Condorcet Leroy, de Catinat Saint-Jean, du Dr Rodolphe Claude et du grand Dr Abel Gousse, hommes de bien et d'honneur. Je m'excuse auprès de ceux, encore tapis dans l'ombre, que j'ai oublié de nommer.

Oui, Aubelin, toi qui es du pays de Mérisier Jeannis et qui nous a toujours raconté l'histoire de ta venue au monde à l'entrée d'un cimetière, nous raconterons à notre tour l'histoire de ton départ du monde à l'approche du soleil levant. Car les tumultes enregistrés dans le pays, ces bouleversements de magnitude jadis inimaginable à Port-au-Prince, mais toujours loin de Jacmel constituent le signe avant- coureur de la naissance d'une république telle que le souhaitaient les fondateurs : sans coquins, sans mesquins, sans envieux, sans jaloux, une république où règnent enfin la liberté, l'égalité et la véritable fraternité, sans les fausses accusations.

Oui, et c'était bien dans le génie d'Aubelin de réveiller pour nous après le mercredi des cendres de cette douloureuse année, ce carnaval de fantômes des Djons. Toi seul pouvais réveiller au moment où les masques et les grimaces regagnent leur demeure inconnue, le souvenir d'un Jacmel jadis florissant, effervescent avec la machine à vapeur, l'électricité, la peinture naïve, les mangues et les oranges amères appréciées même à l'étranger, les plages de Raymond les Bains.

Il faut bien dans ce contexte, convenir que Jacmel compte ses morts. C'est surtout à Paris que j'ai eu l'occasion de rencontrer Aubelin d'abord chez le baron Quentin puis dans d'autres salons parisiens. Où qu'on le rencontrât - ce subjonctif l'aurait ravi -, il se sentait légitimement chez lui. Il y avait en lui de l'audace et de la finesse, une certaine extravagance alliée cependant à beaucoup de retenue.

A l'occasion d'un voyage Port-au-Prince Paris que seul le hasard avait aménagé, j'ai attiré l'attention d'Aubelin sur quatre petits Haïtiens d'une dizaine d'années qui prenaient l'avion en même temps que nous probablement pour la même destination. Comme je lui faisais part d'une certaine inquiétude au sujet de ces gamins, il m'a répondu avec philosophie : mais Jean, en bon Djon que tu es, tu dois savoir que ces enfants auront meilleur avenir que s'ils restent en Haïti. Puis on changea de conversation.

Il est venu plusieurs fois chez moi à Bonneuil avec beaucoup d'autres compatriotes, notamment lors de son dernier séjour, avec Myrtho Bonhomme, Directeur de l'Académie Nationale Diplomatique et Consulaire..

La dernière fois que je l'ai vu, c'était à Cyvadier dans la région de Jacmel, à l'occasion de l'inauguration d'un hôtel. On le sentait fatigué, un peu en retrait, mais il n'arborait ni tristesse, ni mélancolie extrême, manifestant seulement un certain degré de lassitude ; il avait toujours l'oeil vif, la répartie adaptée, et malgré une certaine fragilité, la poignée de main encore franche et ferme.

Et je relisais hier soir le journal mensuel de l'Académie Nationale Diplomatique et Consulaire qui a publié un "Spécial Aubelin Jolicoeur" à propos de ses 50 ans de journalisme. De nombreux articles lui étaient consacrés dont celui de Leslie Manigat intitulé "Il a un sacré mérite notre Aubelin"et qui se terminait par les mêmes mots : "N'est-il pas vrai qu'il a un sacré mérite notre Aubelin ?"

Ce début et cette fin prouvent qu'il est difficile de faire le tour de cet homme qui m'a contraint l'espace d'un hommage à parcourir avec lui sa ville de Jacmel dans le temps et dans l'espace.

Adieu Aubelin.

Oui, Aubelin en organisant ta galerie d'art qui faisait penser à un musée, n'as-tu pas voulu laisser comme message que cette peinture insolite, héritière de tant de génies maudits, cette peinture fulgurante et magique est aussi confondante que l'indépendance arrachée par les troupes de Toussaint Louverture à celles de Napoléon, comme l'a bien vu Malraux dans "l'Intemporel" (2)

As-tu conservé dans le pommeau de ta canne, le secret du surnaturel aérien qui te suivait et t'inspirait ou l'as-tu brûlé ou métamorphosé ? Dis- nous un peu de ce secret qui t'a fait tour à tour sphinx, homme politique, communicateur et seigneur ?

Adieu, mon vieux compatriote.

Adieu vieux djon, comme aimait le dire Morisseau-Leroy (notre concitadin pour parler haïtien) que tu as dû mieux connaître que moi.

Bonne nuit,

Adieu Aubelin.

Jean Métellus

(1) André Malraux. L'Intemporel. Paris. Gallimard. 1976. p. 315-316.

(2) in op.cit. (1) p. 321.
PROFILS DES JACMELIENS


Achille Paris

Né à Jacmel en 1933, Achille Ti Paris a marqué et marque encore d'une empreinte indélébile la musique haitienne. Troubadour, saltimbanque, vagabond et philosophe, ses chansons n'ont jamais cessé de dénoncer les injustices de ce monde. Bien que jouissant d'une grande popularité, il n'a produit qu'un seul album de son vivant. Ses succès ont cependant été repris par les plus grands noms de la chanson haitienne (Beethova Obas, Boulo Valcourt, Coupé Cloué, Ibo Combo, Le jazz des jeunes).

A une époque où l'authenticité de la musique des troubadours revient sur le devant de la scène, l'influence de Ti Paris ne peut aller qu'en grandissant.

Infatigable marcheur, la légende veut qu'il soit mort en regagnant Jacmel à pied, sa guitare sous le bras, en 1979.


Roussan Camille  


Roussan Camille naît le 27 août 1912 à Jacmel (Haïti) où l'enfance se passe sous l'occupation américaine d'Haïti. C'est aussi dans cette ville qu'il fait ses études élémentaires et le début de ses secondaires (au lycée Pinchinat). Il les termine à l'Institut Tippenhauer et au lycée Pétion à Port-au-Prince. Il débutera sa vie professionnelle à la rédaction du journal de Charles Moravia, Le Temps. Talentueux journaliste, il est nommé rédacteur en chef d'Haïti-Journal, quotidien du chef d'État Sténio Vincent (président de 1930 à 1941). Sous ce même gouvernement, il est nommé, peu de temps après, premier secrétaire de la Légation d'Haïti à Paris.
À 24 ans, Camille visite des pays de l'Europe, où il observe, et les réceptions fastes des bourgeois et les conditions difficiles du petit peuple. Il rentre en Haïti en 1940, non sans une escale obligée, en temps de guerre, à Casablanca, ville qui va l'inspirer, comme on peut le voir dans le poème « Nedje » de son premier recueil, Assaut à la nuit, publié en Haïti à compte d'auteur. Nedje, éthiopienne, danse pour les blancs et l'auteur revoit en elle « tous les faux paradis/ où les nègres chantent et dansent/ pour les autres ».

Reprenant son travail de journaliste, Roussan Camille voyage en Europe, après la guerre, et aux États-Unis où il est invité à couvrir les séances d'organisation des Nations-Unies à San Francisco, et dans plusieurs grandes mairies américaines dont le City Hall de New York du maire Fiorella LaGuardia. À Port-au-Prince, ce sont les années d'ébullition intellectuelle, le passage de personnalités diverses – André Breton, Aimé Césaire, Wilfredo Lam, Jean-Paul Sartre – et une camaraderie avec ses pairs: Jean Brierre, René Piquion, Émile Roumer, Jacques Roumain et Félix Morisseau-Leroy. Camille occupera des postes au département de l'Instruction publique, au département de la Santé publique et du Tourisme, mais se passionne davantage pour son travail au quotidien Haiti-Journal et ensuite au journal Le National dont il devient co-directeur.

La mort inattendue de la première épouse du poète, Simone Vaillant (après une cure d'amaigrissement) – belle port-au-princienne complice et amatrice de poésie – afflige profondément le poète. Dumarsais Estimé, élu président du pays en 1946, le nomme secrétaire général de l'Exposition internationale, pour marquer le bicentenaire de la ville de Port-au-Prince en 1949. Dans sa capacité de délégué officiel, Camille reprend vie dans sa fonction publique, et voyage aux Antilles lusophones, à Cuba, au Mexique, en Belgique et en Suisse pour solliciter la participation de ces pays à l'Exposition. (Les sculptures équestres toujours sur la place du Champs de Mars ont été exécutées par des sculpteurs cubains qu'il fait venir à cette occasion.) Quand Estimé est renversé par la junte militaire de Paul-Eugène Magloire en 1950, Camille passera un bref séjour en prison. Cependant, il reprendra un poste officiel quand il est appelé, par Magloire, pour organiser les activités du sesquicentenaire de l'indépendance haïtienne en 1954.

Camille se marie en deuxièmes noces avec Laura Trouillot, mère de leurs deux enfants, Jean et Fédora. Bel homme, doux et intelligent, Camille aime la vie nocturne, sociale et animée, les beaux habits et les belles voitures – comme sa vieille Chrysler et sa Cadillac décapotable. Les boîtes de nuit de Port-au-Prince comme de la Havane accueillent les « bohèmes gauchistes » dont il fait partie et où l'alcool, la musique et la politique se mélangent. Le milieu d'intellectuels sud-américains, cubains et haítiens est résolument gauchiste. Écrit en 1953, son poème « Havane » évoque sa solidarité avec Cuba et le peuple cubain, et présage la révolution à venir en pointant du doigt la classe fétarde et insouciante qui ignore les souffrances des masses opprimées. (« Pas temps de danse, Lola / Non plus temps de rire, Havane bien aimée / On fusille à Nairobi ce soir / Notre joie est injuste / On fusille au Laos »). Salués par Fidel Castro, arrivé au pouvoir, Camille et sa poésie rejoignent avec force les courants qui parlent en faveur des prolétaires et parias du monde.

À 49 ans, le poète national Roussan Camille meurt à Port-au-Prince, le 7 décembre 1961, « victime de ses excès » selon Berrou et Pradel.* Cette même année, le Prix Dumarsais Estimé est décerné à son recueil inédit, Multiple présence. En hommage à cet « homme de la foule qui ne se défend pas d'être de la foule » et au poète de combat, Mario L. Delatour réalise en 2002 le documentaire 40 ans après... Roussan Camille.** Et tous les jours à Port-au-Prince, de jeunes élèves rentrent étudier au Collège Roussan Camille.

* F. Raphaël Berrou et Pradel Pompilus, Histoire de la Littérature haïtienne, illustrée par les textes, tome 3, Port-au-Prince: Éditions Caraïbes, 1977, p. 237.
** D'où sont tirées la plupart des informations pour établir ce résumé de biographie.




Oeuvres principales:
Poésie:
Assaut à la nuit. Préface par René-Piquion. Port-au-Prince: Imprimerie de l'État, 1940; Montréal: Mémoire d'encrier, 2003 (édition revue et corrigée); Port-au-Prince: Presses Nationales d'Haïti, 2005.
« Soutiers négres », « Nedje » et « Heures inachevées ». Gerbe pour deux amis, par Roussan Camille, Jean F. Brierre et F. Morrisseau-Leroy. Port-au-Prince: Deschamps, 1945, 26 p.
La multiple présence, derniers poèmes. Sherbrooke (Québec)/Port-au-Prince: Naaman/Caraïbes, 1978, 99 p.
« Mensonge », « ...Et je t'évoque encore », « Pleure sur mon tombeau » et « Maman ». Conjonction. (Spécial Jacmel) 184-185-186 (1990): 133-136.
Distinction littéraire:
1961       Prix Dumarsais Estimé, pour l'ensemble de son œuvre poétique.
Sur Roussan Camille:
40 ans après... Roussan Camille, film documentaire. Réalisation: Mario L. Delatour; narrateur: Syto Cavé; lecture de poèmes: Pierre Brisson. Productions F, Fondation Roussan Camille, Les Films Delatour, 2002, 52 minutes.
Traduction:
« Esperances (poem) ». Tomorrow, quarterly review of psychical research (Special Issue on Haiti) 3.1 (autumn 1954).

Liens sur Roussan Camille


sur « île en île » :
« Front Haut », poème de Roussan Camille, accompagné des photos des archives du CIDIHCA.
ailleurs sur le web:
Roussan Camille, album photos réunies par Mario Delatour (Pikliz).
Retour:
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Meter Started: Jun 13, 2007